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26 Fév 2025

Maryam Radjavi à une audition du Caucus du Congrès américain

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Maryam Radjavi à une audition du Caucus du Congrès américain

Président McClintock, Président Steve Cohen,
Coprésidents du Caucus sur les droits humains et la démocratie en Iran,
Honorables membres des groupes des droits humain et de la démocratie, d’Achraf et des femmes iraniennes,
C’est pour moi une joie d’avoir l’occasion de partager avec la Chambre des représentants des États-Unis les derniers événements dans mon pays, dans l’une des périodes les plus sensibles de son histoire.
Permettez-moi tout d’abord de rendre hommage au Dr Alejo Vidal Quadras, ancien Vice-président du Parlement européen qui a fait l’objet d’une tentative d’assassinat en raison de son soutien à la Résistance iranienne.
Honorables représentants,
Je commencerai par ceci : La situation de la société en Iran est explosive. En 46 années de pouvoir, le fascisme religieux n’a jamais été aussi faible et fragile. Les mollahs sont cernés de tous les côtés : par une société débordant de colère et de révolte, par les unités de résistance et par la jeunesse dévouée et rebelle, en raison de la faillite économique et de la corruption généralisée du pouvoir, en particulier après le renversement de la dictature sanguinaire d’Assad et l’effondrement de la « profondeur stratégique » du régime dans la région.
La dictature religieuse tente de préserver son règne ignoble en procédant à des exécutions massives et en semant la terreur. Behrouz Ehsani, l’un des partisans de l’OMPI/MEK, a déclaré après avoir appris sa condamnation à mort : « Je ne marchanderai pas ma vie et suis prêt à offrir ma modeste existence pour la liberté du peuple iranien. » Au cours des quatre dernières décennies, ce régime a exécuté 120 000 personnes pour des motifs politiques.

Un changement illusoire de comportement

Nous accueillerions très positivement un changement de comportement du régime sous l’effet des négociations, car toute forme de recul contribue à accélérer sa chute. Mais cette attente est illusoire. Le 4 février, Khamenei a déclaré : « Les négociations ne sont ni sages, ni intelligentes, ni honorables ».
Au cours des quatre dernières décennies, le régime a utilisé les négociations comme un outil de tromperie pour poursuivre son programme d’arme nucléaire et ses politiques destructrices dans la région.
Le souhait du peuple iranien et la seule solution à la crise iranienne sont le renversement du régime par le peuple iranien. Mais ce renversement ne se fera pas tout seul.
Bien que les sanctions globales aient un impact considérable pour affaiblir le régime, elles ne conduisent pas à son renversement. Une résistance organisée et une force sur le terrain sont les éléments nécessaires pour remplir cette tâche
L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, le réseau de la Résistance iranienne à travers tout le pays, avec les unités de résistance où les femmes jouent un rôle d’avant-garde, mènent des activités courageuses et audacieuses. Face à un régime misogyne, les femmes jouent un rôle de premier plan. Ces unités de résistance sont les combattants de la liberté en Iran et la force motrice du changement.
Toute politique de fermeté à l’égard du régime iranien doit reconnaître le rôle de la Résistance pour être efficace et conduire à la libération de l’Iran et de la région d’un régime terroriste et fondamentaliste.
Le droit à la résistance est reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Déclaration d’indépendance américaine.

Le transfert du pouvoir au peuple

Honorables représentants,
Le Conseil national de la Résistance iranienne, qui compte plus de 450 membres de diverses tendances, est la coalition politique la plus longue de l’histoire de l’Iran.
Le CNRI a un programme et des plans spécifiques pour les droits et libertés des femmes, l’autonomie des minorités ethniques, l’égalité des adeptes de toutes les religions, la séparation de la religion et de l’État et un Iran non nucléaire.
J’ai toujours insisté sur le fait que nous ne recherchions pas à nous emparer du pouvoir, mais à le transférer à qui il revient légitimement, à savoir le peuple iranien et son vote.
Le CNRI a élaboré un plan d’action pour l’Iran après les mollahs, qui décrit le processus de transfert du pouvoir. La mise en place d’un gouvernement provisoire, qui restera au pouvoir pendant six mois au maximum, après le renversement du régime. Sa tâche principale sera d’organiser des élections libres et équitables d’une l’Assemblée nationale et d’une l’Assemblée constituante. Une fois l’Assemblée constituante formée, le gouvernement provisoire se retirera.
La souveraineté sera alors transférée aux représentants du peuple à l’Assemblée constituante, qui formeront un nouveau gouvernement pour un mandat de deux ans, chargé de rédiger, d’approuver et d’organiser un référendum sur la Constitution de la nouvelle république.

La nécessité d’une politique de fermeté

La source des erreurs politiques concernant l’Iran ces quatre dernières décennies a été d’ignorer le peuple iranien en ne reconnaissant pas cette résistance organisée ni l’existence d’une alternative démocratique.
La résolution que vous avez enregistrée aujourd’hui présente une politique de principe qui souligne le désir du peuple iranien de rejeter les dictatures religieuses et monarchiques, en reconnaissant « les droits du peuple iranien, des manifestants et des unités de résistance dans leur lutte contre le CGRI et les forces répressives du régime afin d’apporter des changements » et d’établir « une république démocratique, laïque, pacifique et non nucléaire pour l’avenir de l’Iran ».
Dans ces circonstances, une politique de fermeté doit comprendre une série de mesures nécessaires :
1- Activation du mécanisme de snapback menant à la remise en œuvre de toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et le démantèlement complet du programme nucléaire du régime.
2- Placer ce régime sous le chapitre VII de la charte de l’ONU en raison des menaces qu’il fait peser sur la paix et la sécurité mondiales.
3- Reconnaître la résistance du peuple iranien pour un changement de régime et la lutte des unités de résistance contre le CGRI.
Je vous remercie.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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